Les Brèves des DDEN mai 2021
1 - Enquête des DDEN « Climat, violences, citoyenneté dans les écoles primaires ». Cette importante enquête de la Fédération, afférente au dossier du prochain Délégué, sera d’abord mise en ligne sur notre site Internet pour des réponses jusqu’au 6 juillet 2021. Le questionnaire en ligne, qu’il vous est demandé de communiquer à toutes les directrices et tous les directeurs d’école de votre département
Ces résultats constitueront, aussi, un des éléments pour réfléchir sur notre fonction et pour mieux nous faire connaître des membres de la communauté éducative et ainsi nous faire, encore plus, reconnaître des institutions. Enquête sur le site Internet de la Fédération :
https://forms.gle/nwagbEgF6bSRRGDn7
Merci d’y participer
A cette fin a été confié à Georges Fotinos expert du sujet, auteur d’un des premiers rapports ministériels sur le sujet « violences à l’école » en tant que chargé d’Inspection Générale, diplômé de l’Institut des Hautes Etudes de Sécurité Intérieure, et auteurs de plusieurs recherches sur la violence, le climat scolaire, le moral des Directeurs d’école (soutenues par le MEN, la CASDEN, la MGEN, la FAS, la MAIF)
2 - Direction d’école : l'examen de la loi Rilhac en 2ème lecture repoussé de 6 mois ? “Un signal très négatif“ et une option “inacceptable“ pour une profession au coeur du fonctionnement de l'école. La loi “créant la fonction de directrice ou directeur d’école“ devait être présentée à l'Assemblée Nationale ce printemps en deuxième lecture. Pourtant, la députée Cécile Rilhac (LREM, Val-d'Oise) a dit aux représentants syndicaux que cet examen pourrait être repoussé de 6 mois en raison d'un calendrier législatif très encombré, ce qui étonne et inquiète ces derniers.
3 - Actu - COVID-19 les questions-réponses de la CNIL sur les tests salivaires de dépistage des élèves dans les établissements scolaires
Le ministre de l’Éducation nationale a déployé des campagnes de tests salivaires de dépistages massifs des élèves dans les établissements scolaires. La CNIL répond aux questions que les jeunes et leurs parents se posent sur la protection de leurs données dans ce cadre.
Le dépistage est-il obligatoire ? Non. Il n’est pas obligatoire pour les élèves de se faire tester au sein de leur établissement scolaire. Le ministère de l’Éducation nationale propose la réalisation de ces tests au sein des établissements sans aucun caractère obligatoire, « en cas d’apparition de cas groupés ou dans le cas d’une circulation particulièrement active dans un secteur géographique, en lien avec les autorités sanitaires et préfectorales ». Lorsqu’un établissement scolaire propose cette campagne de tests, les parents en sont informés, ainsi que leur enfant mineur.
D’autres questions sur le sujet, réponses sur le site de la CNIL :
- Si je refuse le test, mon enfant peut-il quand même aller en cours ?
- Quelles données personnelles sont recueillies avant le test de dépistage ?
- Les données peuvent-elles être collectées autrement que grâce au formulaire papier mis à disposition par le ministère ?
- Que deviennent les données après le test de dépistage ?
- Les résultats du test de dépistage sont-ils communiqués aux personnes concernées ?
CNIL >> Note complète Questions Réponses CNIL
4 – Protocole allégé d’ici la fin de l’année ?
Le ministre de l'Éducation nationale était interrogé, le 6 mai, par les députés de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation "sur les prochaines étapes du déconfinement".
- Interrogé sur la vaccination des enseignants, il reconnaît qu'avec 15 000 volontaires, le succès du dispositif mis en place est "relatif", mais il ajoute que "les professeurs ne sont pas la catégorie professionnelle la plus contaminée", elle le serait même moins que la moyenne, ce qui démontre, insiste-t-il, "que le virus ne circule pas plus en milieu scolaire".
- En ce qui concerne les tests salivaires, J-M Blanquer juge possible de monter à 600 000 tests / semaine, mais souligne la difficulté liée à la nécessité d'obtenir l'accord des parents, ce qui n'est le cas que pour 70 % d'entre eux.
- Interrogé sur la situation des directeurs d'école, il a "bon espoir" que la loi Rilhac soit adoptée "avant la fin du quinquennat". Il annonce qu'il prendra de plus des mesures "non législatives" dans le cadre du "Grenelle de l'Education". Il annonce d'ailleurs plus largement "des effets très concrets et très prochains" du travail qui se continue, même si la pandémie a provoqué "un petit retard" dans les discussions, notamment sur la transformation de la gestion des ressources humaines et des carrières des enseignants. Il évoque en outre la préparation du budget 2022 qui prévoira des augmentations de salaires.
- CO2 et purificateurs d'air. "Nous recommandons depuis plusieurs mois" l'usage de détecteurs de CO2 et de purificateurs d'air, mais leur usage ne remplace pas la mesure réellement efficace, l'ouverture des fenêtres. Leur efficacité pose d'ailleurs des problèmes techniques complexes, mais des consignes ont été données aux préfets pour qu'ils viennent en aide aux collectivités locales qui n'auraient pas les moyens d'en acheter.
- Chanter. Le ministre annonce une politique volontariste l'an prochain en faveur du chant et des pratiques théâtrales.
- Enfants malades. "Nous allons déployer très fortement" la mise en place de robots qui, dans les chambres d'enfants hospitalisés, leur viennent en aide pour suivre la classe à distance.
- Vacances. Le dispositif "vacances apprenantes" est reconduit, et bénéficie de 120 M€ supplémentaires.

