Les activités périscolaires et extrascolaires
Activités périscolaires et activités extrascolaires :
Les activités périscolaires ne sont pas à confondre avec les activités extrascolaires :
Le périscolaire : un accompagnement autour de l’école
Le périscolaire désigne les activités organisées avant ou après les heures de classe les jours d’école, ainsi que, dans de nombreux cas, le mercredi. Ces activités visent à accompagner les enfants lorsque les parents ne sont pas disponibles, tout en proposant des activités éducatives ou ludiques.
Exemples d’activités périscolaires :
- Accueil du matin
- Aide aux devoirs
- Accueil du mercredi : activités artistiques, sportives ou culturelles, souvent dans le cadre du "plan mercredi".
- Accueil du soir : encadrement jusqu’au retour des parents.
Le périscolaire est généralement géré par les collectivités locales (mairies, intercommunalités) ou des associations partenaires. Il s’inscrit dans une logique de continuité éducative, en lien avec le rythme scolaire. Le mercredi est explicitement considéré comme un temps périscolaire pour le calcul des taux d’encadrement, avec des ratios adaptés (par exemple, 1 animateur pour 14 enfants de moins de 6 ans et 1 pour 18 enfants de 6 ans et plus, pour une durée ≤ 5 heures dans un PEDT).
L’extrascolaire : des activités hors cadre scolaire
L’extrascolaire regroupe les activités qui se déroulent en dehors des périodes scolaires, comme les weekends, les vacances ou, dans certains rares cas, les mercredis. Ces activités, souvent organisées dans des centres de loisirs, des clubs ou des séjours, ont une vocation principalement récréative ou éducative, sans lien direct avec l’école.
Exemples d’activités extrascolaires :
Accueil de loisirs : accueil des enfants pendant les vacances.
Séjours de vacances : séjours organisés pendant les congés scolaires.
L’extrascolaire met l’accent sur le développement personnel de l’enfant dans un cadre moins formel que l’école, avec des taux d’encadrement souvent plus stricts (1 animateur pour 8 enfants de moins de 6 ans et 1 pour 12 de 6 ans et plus.
Le périscolaire Et textes officiels : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071191/LEGISCTA000006151363/
Les activités périscolaires prolongent le service public de l’éducation et visent à favoriser l’égal accès de tous les enfants aux pratiques culturelles, artistiques, sportives et aux loisirs éducatifs. Elles se déroulent pendant le temps constitué des heures qui précèdent et suivent la classe et durant lesquelles un encadrement peut être proposé aux enfants. Il s’agit : · de la période d’accueil du matin avant la classe ; · du temps méridien (de la fin de la matinée de classe au retour en classe l’après-midi comprenant le cas échéant un temps de restauration) ; · de la période d’accueil du soir immédiatement après la classe. Les communes organisent librement les modalités d’accueil des enfants sous leur responsabilité pendant le temps périscolaire. Dans le cadre de la réorganisation du temps scolaire elles bénéficient des dotations d’un fonds d’amorçage pour enrichir les activités périscolaires.
Les intervenants sur le temps périscolaire Les communes peuvent en complément de leurs propres ressources faire appel à une grande diversité d’intervenants : associations partenaires de l’école, mouvements d’éducation populaire, associations sportives ou culturelles locales (clubs sportifs, écoles de musique, bibliothèques, etc.). Ces intervenants peuvent être des bénévoles ou des salariés relevant de différents statuts. Des emplois d’avenir peuvent aussi être créés par les collectivités pour étoffer les équipes. Le maire ou le président d’EPCI peut par ailleurs recourir à des enseignants volontaires pour assurer le temps périscolaire. Pour cette activité, les enseignants sont alors assurés par la collectivité qui devient leur employeur et rémunérés par elle en fonction des taux horaires de rémunération fixés par la note de service du ministre de l’Éducation nationale du 26 juillet 2010.
Tout ceci m’a conduit à écrire bien souvent que la qualité des intervenants relevait « d’emplois » et non « de métiers ».
Les récents évènements, notamment sur la ville de Paris, ont relancé le débat sur ces activités périscolaires ». https://www.leparisien.fr/paris-75/periscolaire-78-suspensions-a-paris-en-2026-dont-31-pour-suspicion-de-violences-sexuels-annonce-emmanuel-gregoire-03-04-2026-SVGCBGUBYZFFJDAA6BUA5AED54.php
La différence entre emploi et métier réside notamment :
- Un métier, dans la fonction publique relève d’un recrutement par concours, ouvre ensuite à une formation initiale puis à des formations continues tout au long de la carrière. Le passage du concours est soumis au préalable à la fourniture de l’extrait de casier judicaire N°3, vierge, ainsi qu’une enquête de moralité. La formation débouche par la suite à l’obtention d’un diplôme de la Fonction publique. Dans un temps « ancien » l’accueil de matin comme celui du soir relevaient des instituteurs sous les vocables de « cours de matin et études du soir ». Quant à « la pause méridienne » s’appelait « la cantine » dans la bouche des institutrices et instituteurs et « cantoche » dans celles des élèves. Cours de matin, accueil, cours du soir, cantine représentaient un bon complément de salaire pour les enseignantes et enseignants. Aujourd’hui, pour ma part, je perçois à ce titre un complément de retraite de + ou - 50 euros par mois. Le fait que les enseignants et enseignantes encadraient ces activités était synonyme de tranquillité pour les parents et disons-le, de qualité pour les élèves.
- Un emploi n’a pas ces exigences sinon celle d’infléchir les courbes de l’emploi en berne depuis des décennies. TUC, emplois jeunes, emplois précaires, plans pour l’emploi divers se sont accumulés ces dernières années.
Pour autant une très grande majorité des ces personnels accomplissent leurs missions consciencieusement. Les DDEN restent vigilants quant à l’accomplissement de ces « activités périscolaires ».
